03.06.19

intelligence emotionnelle
Texte

Depuis les bancs de l’école, on nous assure qu’il est bon de rationaliser son attitude au travail et ne pas y mettre trop d’affect. Enfant, il n’est pas rare d’entendre des remarques comme "arrête de pleurer" ou "ne te mets pas en colère". Et si c’était tout l’inverse ? Si montrer ses émotions n’était pas un signe de faiblesse ? Notre réussite professionnelle dépendrait moins de notre quotient intellectuel que de notre savoir-faire émotionnel.

Les psychologues Peter Salovey et John Mayer ont défini l’intelligence émotionnelle comme étant constituée de trois types de capacités :

  • La perception et l’appréciation des émotions chez soi et chez les autres (incluant l’empathie) ainsi que leur expression ;
  • La régulation des émotions (chez soi et chez les autres) ;
  • l’utilisation des émotions dans la résolution de problèmes, stimulant la créativité, permettant la planification flexible, la redirection de l’attention, la gestion de la motivation, etc.

Une personne au quotient émotionnel élevé secrète moins d’hormones d’anxiété, prend des risques, a une vie sociale et amoureuse épanouie, souffre moins de maux de tête et de ventre, d’insomnie et d’addiction. Son bien-être en fait une personne confiante, motivée et créative.

Ces experts du quotient émotionnel ne représentent pourtant que 2% de la population managériale !

L’intelligence émotionnelle serait une conjugaison entre inné et acquis, elle pourrait donc être stimulée.
Comme toute compétence, les compétences émotionnelles se travaillent.

Vous faire accompagner par un coach ou un psychologue peut évidemment vous aider, mais rien ne vous empêche de commencer par réaliser quelques exercices par vous même.

En voici trois, adaptés à la vie en entreprise :

  • Avoir avec vous un carnet de notes, une sorte de « carnet des émotions ». Dès qu’une émotion se présente, décrire les symptômes physiques qu’elle provoque, votre manière de réagir et l’impact que celle-ci a sur votre performance ;
  • Lors d’un entretien avec l’un de vos collaborateurs, prendre le temps d’observer les émotions qui transparaissent chez votre interlocuteur. Dialoguer en prenant en compte ses émotions, en les rendant actrices de l’échange ;
  • S’engager pleinement dans une action professionnelle à réaliser dans la journée. Exprimer ensuite ce que l’on ressent après avoir réussi ce challenge.

Le leader de demain saura orienter ses émotions au profit de l’épanouissement de ses équipes et de lui-même ! Développement personnel, management participatif, bien-être au travail, autonomie, flexibilité des horaires… Chaque entreprise a son rôle à jouer en plaçant l’émotion au cœur de ses préoccupations.

 

L’intelligence émotionnelle boostera certes la performance, mais elle sera aussi un bon moyen pour les entreprises de retenir les générations Y et Z, plus enclines à travailler dans un environnement où les émotions sont acceptées, encouragées… et partagées !