12.07.21

Découvrez le baromètre trimestriel 2021 de l’Entreprise DU FUTUR powered by implid !

Nous interrogeons chaque trimestre 1200 Présidents et Directeurs Généraux de PME & ETI, en partenariat avec l'Entreprise DU FUTUR, pour dégager les grandes tendances de leurs actions et orientations stratégiques autour de 5 enjeux clés de l’acronyme H.E.R.O.S.

R comme "Révolutionnaire" : découvrez les résultats du 2nd trimestre 2021* !

  • 43% des entreprises déploient une stratégie data au service de la conquête et de la fidélisation client.
  • 86% des entreprises exploitent en priorité la donnée au service de prises de décisions stratégiques à court terme.
  • Les 3 actions prioritaires du développement d'une stratégie data pour les entreprises dans les 12 prochains mois, sont de développer les compétences et les outils, ainsi que les indicateurs de pilotage.

 

*Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en septembre 2021, auprès de 1200 dirigeants de PME & ETI.
Panel de répondant composé de  : 60% PME | 25% ETI | 10% TPE | 5% Grand groupes.
Typologie secteurs : 60% industrie, retail, distribution | 35% services conseils | 5% numérique

Découvrez le point de vue de Bernard Reybier, PDG de Fermob, sur les enjeux de datas et de structuration de la donnée.

 

Bernard Reybier partage avec nous l'approche pragmatique de la stratégie data de Fermob. Alors que leur utilisation de la donnée est aujourd'hui centrée sur la performance industrielle et au service de leurs équipes commerciales, l'enjeu pour Fermob est également de capitaliser sur le traitement de données et leur expertise très précise, afin d'accompagner leur réseau de revendeurs dans l'amélioration de l'expérience clients.

Qui êtes-vous ? 

Bernard Reybier, PDG de Fermob, un acteur du mobilier de jardin, mais plus largement aujourd'hui, de la décoration du jardin, et deux marchés : le grand public et les professionnels de l'accueil et de l'hôtellerie.

Quels sont les objectifs de votre stratégie data ?

Nous ne sommes pas dans le projet qui consisterait à dire, « nous voulons capitaliser et emmagasiner le maximum de données parce qu'elles ont une valeur fantastique ».

Nous utilisons un certain nombre de données que nous avons, de façon très pragmatique et principalement au service de nos activités existantes.

Nous nous concentrons sur les données que nous avons nous-mêmes, qui sont à notre disposition à partir de nos clients, de nos transactions. Et nous essayons de façon pratique, d'en tirer des éléments qui amènent de la valeur ajoutée, que nous mettons à notre service et aussi au service de notre chaîne de valeurs aval ou amont, par exemple, en y associant nos réseaux de revendeurs.

Ces données si je les regarde d'abord vers l'amont, on parle beaucoup d’aval et d'expérience client, mais je vais justement commencer par l'amont. Quand vous avez dans des usines, 365 jours par an, des machines qui tournent 24 heures sur 24, vous avez une accumulation de données qui est absolument fantastique. Je pense que sur le traitement de ces données issues de la fabrication, c'est un champ que l'on veut explorer pour améliorer le rendement de l'outil industriel, clairement, et les performances industrielles.

Donc nous, qui revendiquons notre statut de fabricant, ça me semble indispensable qu'on ait une attention portée à ce fantastique gisement que représentent ces données.

Ensuite si je parle de l’aval, on effectue chaque année des dizaines et des dizaines de milliers de transactions avec nos clients. Et bien entendu, nous avons mis le pied à l'étrier pour, au service des équipes commerciales, des équipes de vente, au service aussi de nos réseaux revendeurs qui accueillent du grand public, pour petit à petit, se mettre à améliorer notre performance.

Quels ont été les freins pour Fermob face à la structuration de la donnée ?

Dans les freins par rapport à la structuration des données, alors j'en vois plusieurs.  Effectivement il y a l'appropriation des transformations, ou plutôt les transformations de fonctions que cela peut impliquer auprès de certaines personnes. C’est les difficultés habituelles, c’est la résistance au changement. A cet égard la crise de la Covid a été intéressante parce que, comme elle nous a mis un moment en sous-activité sur certains aspects commerciaux, ça nous a permis d'accompagner davantage et d'insister davantage sur des formations auprès de certains types de population. Donc voilà c'est le frein classique, mais en partie levé.

L'autre danger sur l’environnement juridique de ces données, j'allais dire on l'a pris à bras le corps dès le début, de façon assez anticipée. Et entre l'attention portée à la RGPD, mais les réflexions largement anticipées, non seulement chez nous, mais aussi dans notre branche professionnelle, donc c'est un frein que l’on cite mais qui n'a pas constitué à ce jour une difficulté.

Quels sont les enjeux à venir pour Fermob au niveau de la data ?

Pour moi l'enjeu, il n’est pas dans la propriété des données. Il y a effectivement des gens qui ont fait le choix de dire on va cumuler des données, on veut en être propriétaire pour les monétiser. Nous, à notre modeste niveau et dans notre domaine et pour notre utilisation, des données, ce que l'on veut, c'est être en capacité de les traiter intelligemment, par rapport à nos objectifs.

Par contre, dire à notre millier de revendeurs dans le monde entier : « et bien nous, on a quand même un service qui peut, qui a réfléchi sur l'utilisation intelligente de nos données dans le domaine de l'achat du mobilier de jardin et de la décoration. Et on propose, si vous nous mettez ces données à disposition, en échange on peut vous proposer des traitements qui vont améliorer l'expérience client chez vous ». Et donc on en bénéficiera nous Fermob. Voilà ce vers quoi on s'oriente.

Je pense même que, dans notre domaine très spécifique, alors par exemple si je nomme le merchandising du mobilier de jardin sur le lieu de vente et l'interaction avec le client, je pense que là-dessus, en termes de traitement de données, Fermob est bien placé pour amener sa valeur ajoutée et construire un traitement, mettre sur pied un traitement, qui globalement n'intéressera jamais les grands intervenants. C’est plutôt mon expertise très précise, que je souhaite mettre en avant, plutôt que la propriété des données. Et c'est cette expertise qui peut intéresser potentiellement mes clients, comme je le disais, dans un rapport gagnant-gagnant.