Baromètre des PME et ETI 2023 de l’Entreprise DU FUTUR powered by implid !

Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en septembre 2023, auprès de 1000 dirigeants de PME & ETI de tous secteurs d'activités. Echantillon de 175 répondants composé de : 55% PME | 33% ETI | 6% de Grands Groupes | 6% TPE. Typologie secteurs d'activités : Industrie : 58% | Services 14% | Conseil : 11% | Numérique : 9% | Retail : 8%

R comme Révolution digitale

83% des PME et ETI sont convaincues que l’Intelligence Artificielle aura un impact conséquent sur leur activité, dont 25% un impact majeur au point de connaitre une évolution profonde sur leur modèle de fonctionnement.

Les 2 ROIs principaux que constatent les PME/ETI depuis leur accélération digitale de 2020 sont :

  • L’amélioration de leur productivité interne (38%) ;
  • La connaissance et proximité client (21%).

1/2 PME/ETI n’intègre pas ses managers dès l’initiative d’un projet de transformation mais font appel à eux uniquement au moment du lancement et de l’exécution de ces projets.

Découvrez le point de vue de Guillaume Bourdon, concepteur, designer et co-gérant de l'agence Ergon'homme. Il partage avec nous les besoins émergents de la transformation digitale.

 

Guillaume Bourdon, concepteur, designer et co-gérant de l'agence Ergon’homme, nous présente les nouveaux besoins émergents de la transformation digitale des entreprises, ainsi que sa vision de l’intégration de l’IA à ce processus de transformation.

Qui êtes-vous ?

Je suis Guillaume Bourdon concepteur, designer et co-gérant de l'agence Ergon’homme, que j'ai créée avec Laurent Pillot en 2008. Nous sommes une agence de conseil en stratégie, management et design d'espace. Nous intervenons sur toute la région Auvergne-Rhône-Alpes, auprès des ETI et PME, avec la conviction que le travail est utile quand il a du sens.

Pour cela, nous allons transposer les process design aux questions humaines des organisations, en travaillant autour de la stratégie, puis de l'engagement avec le management, comment allons-nous engager les équipes ? Et ensuite, comment allons-nous l'utiliser avec le design d'espace ? Comment allons-nous faire vivre ensemble les deux éléments précédemment travaillés ?

Quels nouveaux besoins émergent de la transformation digitale des entreprises ?

Pour nous, cette question de la transformation digitale répond à une problématique plus large qui liée aux nouvelles manières de travailler, qui se sont accélérées suite à la période du Covid.

Le problème ou l'interrogation récurrente, que nous voyons actuellement, est plutôt double. C'est-à-dire, il y a cette notion de présentiel et de distanciel et cette notion d'innovation et de projet. Et nous savons très bien qu'à distance, innover, c'est quasiment proche de zéro.

Les entreprises auront donc un besoin de créer du présentiel et de repenser leur agencement pour proposer autre chose à leurs salariés. Le but est que les salariés puissent de nouveau être en relation, pour innover et de créer des projets pour l'entreprise.

Comment le design d'espace vient-il recréer de la relation ?

L’idée est d'imaginer de nouveaux rituels dans les entreprises avec le mobilier. Pour cela, nous avons créé une gamme constituée d'une table de dialogue, une table de cohésion et un banc de confiance.

L'idée est de créer des nouveaux rituels et nouveaux moments de rencontres pour passer du management de l'espace, au management par l'espace. Cela permet aussi de répondre aux différents temps que nous pouvons avoir dans une entreprise :

  • Une réunion de dix minutes pour valider des objectifs tels que “Est-ce qu’on a les mêmes visions ?”, “Est-ce que les enjeux sont partagés ?”, “Est-ce qu'on est tous ressources les uns pour les autres ?”.
  • Des réunions plus longues, avec la table de dialogue, où l'on peut s'interroger sur l'empathie et le questionnement du groupe.
  • Des moments de feedback en quelques minutes, sur le banc de confiance où nous sommes dos à dos. Nous sommes sur une relation particulière qui permet de régler des moments clés.

Tout cela pour montrer que le présentiel est utile. Il a un vrai rôle de cohésion et d'engagement des salariés, il est obligatoirement complémentaire à tout ce qui va être virtuel et digital et surtout pas en opposition. C’est un ensemble qui doit être imaginé par les entreprises.

Comment voyez-vous l'intégration de l'IA à ce processus de transformation ?

Nous sommes convaincus que l'intelligence artificielle est un outil supplémentaire et complémentaire à tout ce qui peut exister. Cela doit rester un simple outil. Notre idée, en tant qu'agence conseil, était d'imaginer une sensibilisation à l'intelligence artificielle pour nos clients entrepreneurs, en se mettant à leur place en terme d'interrogations et de questionnements.

Nous ne sommes pas du tout des geeks, mais nous sommes là pour les conseiller et leur balayer ce qui existe, pour qu’ils aient quelques éléments de repère. Moi, je me suis tout de même un peu immergé dans le sujet et j'en ai sorti neuf intelligences artificielles différentes, que j'ai organisées par thématiques : celles qui permettent de prédire, celles qui permettent d'aider à la décision, celles qui permettent de générer du savoir, etc.

Tout cela pour donner un panel d'actions potentielles pour l'entrepreneur et qu’il comprenne que cela ne va pas remplacer des salariés, mais au contraire leur dégager du temps pour faire des choses à plus forte valeur ajoutée.

Il me semble donc intéressant et utile d'avoir une vision plus lointaine sur ces outils-là et de les mettre en lien avec le mobilier, le digital et tous les autres outils, pour avoir une performance plus durable et plus humaine, qui a plus de sens et d'utilité, comme je le dis depuis le départ.