29.10.21

Découvrez le baromètre trimestriel 2021 de l’Entreprise DU FUTUR powered by implid !

Nous interrogeons chaque trimestre 1200 Présidents et Directeurs Généraux de PME & ETI, en partenariat avec l'Entreprise DU FUTUR, pour dégager les grandes tendances de leurs actions et orientations stratégiques autour de 5 enjeux clés de l’acronyme H.E.R.O.S.

O comme "Orchestrateur" : découvrez les résultats du 3ème trimestre 2021* !

  • Les 3 axes principaux de la performance financière des PME et ETI sont aujourd’hui centrés sur : l’excellence des processus (71%), l’amélioration de la productivité (70%) et la maîtrise des risques (47%).
  • 71% des entreprises souhaitent optimiser en priorité le pilotage de la performance sur l’année 2022, alors que seules 12% souhaitent optimiser le processus de trésorerie.
  • Les 3 initiatives de conformité les plus importantes sont aujourd’hui centrées sur la relation client-fournisseur : 58% pour simplifier et accélérer le traitement des factures, 53% pour communiquer efficacement avec ses fournisseurs, 42% pour améliorer le délai de paiement.

 

*Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en septembre 2021, auprès de 1200 dirigeants de PME & ETI.
Panel de répondant composé de  : 60% PME | 25% ETI | 10% TPE | 5% Grand groupes.
Typologie secteurs : 60% industrie, retail, distribution | 35% services conseils | 5% numérique.

Découvrez le point de vue de Olivier Allou, sur les principaux axes de performance financière de son entreprise et l'importance de revenir aux fondamentaux

 

 

Olivier Allou, Directeur Général Finance et Informatique du groupe Fareva, revient sur les principaux axes de performance financière du groupe et plus particulièrement sur l'importance de revenir aux fondamentaux pour les maitriser. La gestion vertueuse de la trésorerie ou encore la capacité à produire des prévisions budgétaires percutantes, sont en effet des conditions sine qua none pour mener les projets de développement de l'entreprise à leur terme, quel que soit le contexte traversé.

Qui êtes-vous ?

Je m'appelle Olivier Allou, j'ai 47 ans et je suis Directeur Général Finance et Informatique du groupe Fareva. Le groupe Fareva est un groupe familial d'origine ardéchoise. Nous sommes implanté dans treize pays au travers de 39 usines. Et notre spécialité est la sous-traitance industrielle sur les marchés cosmétiques et pharmaceutiques.

Quels sont les principaux axes de la performance financière chez Fareva ?

Nous avons en partie redécouverts certains de nos principaux axes de performance financière pendant la crise de la Covid19. Mais on s'est rendu compte que parfois, lorsque l'entreprise grandit, les fondamentaux n'étaient pas toujours acquis et en conséquent maîtrisés. 

Et cette crise sanitaire sans précédent nous a permis de vraiment travailler de manière très renforcée et très optimiste notre gestion de trésorerie. Ça paraît évident, mais on a pu, grâce à cette gestion vertueuse, ne pas avoir recours au PGE. Ce qui n'est pas anodin quand on représente un groupe familial avec la moitié de ses usines implantées en France.

Le second axe, c'est d'être capable d'améliorer et renforcer la fiabilités des prévisions financières, qu'elles soient liées à la trésorerie mais également à notre capacité de constituer un budget, une re-prévision budgétaire ou bien forecast si on utilise un anglicisme. Tout cela pour être capable d'accompagner un monde de plus en plus incertain ou évolutif. 

C'est donc être capable de construite de manière percutante, ses informations financières et ses prévisions

Quel est le bénéfice pour une entreprise de maîtriser ses acquis ?

L'effet principal pour les sociétés qui ont pu sortir non pas cabossées ou abîmées de la crise de la Covid, mais grandies ou au moins renforcées, pas spécialement sur un point de vue de rentabilité ou de maîtrise des acquis, mais qui ont pu continuer de dérouler leur stratégie. Ce qui est le cas du groupe que je représente, quand je parlais de PGE, dont on n'a pas eu recours, mais également des campagnes d'acquisitions. Avant la crise de la Covid, nous avons été fortement impliqués sur 3 projets d'acquisition, que nous avons été capable de mener à leur terme pendant cette crise de la Covid. 

De mon point de vue, ce qui fait partie des fondamentaux à tenir c'est le fait d'être capable, quel que soit le contexte dans lequel on évolue, d'aller au bout de nos projets. Certains appelleront ça de la résilience, je trouve que c'est un peu pessimiste ou anxiogène, nous on parle plutôt de la réactivité, de l'agilité, et de l'adaptabilité

Quels sont les processus que vous souhaitez améliorer en 2022 ?

Chez Fareva nous avons essentiellement deux initiatives à fortement travailler l'année prochaine et qui se dérouleront au-delà d'une seule année. C'est premièrement le renforcement de notre démarche d'amélioration en cybersécurité. Parce que c'est malheureusement à la mode. Le groupe, dont je suis responsable finance et informatique, l'a vécu. On a pu en sortir sans trop de difficultés et sans trop de dommages parce que j'avais des équipes très fortement mobilisées. Mais il ne demeure pas moins que maintenant, il faut travailler au-delà des équipes avec les outils qui vont bien pour amener plus d'impact à mes équipes.

Et le deuxième axe sera plutôt un axe, qu'on retrouve sur la plupart des sociétés qui traitent beaucoup de flux et beaucoup de volumes, est la dématérialisation de l'ensemble des flux, pour apporter, non pas uniquement un payback, mais aussi un confort et un peu plus de hauteur à mes équipes.
La démarche de mettre en place des outils sur une partie de nos filiales a déjà été amorcée dès 2019, sachant qu'on a 39 usines et, au-delà des usines, une dizaine de filiales qui sont ou des holding ou des sociétés un peu moins opérationnelles.
Elle a été amorcée en implantant sur certaines usines françaises Basware ou d'autres outils tels que Qweeby.  Nous allons continuer petit à petit, d'implémenter là où ça permettra d'optimiser, et donc de réduire les traitements manuels au fur et à mesure sur 2022.

Quant à la démarche cybersécurité, elle avait été fortement amorcée ou entamée il y a déjà quelques années. Et les événements récents, que ce soit propres à notre groupe mais également ce que l'on peut voir au travers de nos clients, fournisseurs, et sur l'évolution même de ces attaques au quotidien, a fait que nous avons priorisé ce type de dépense, dès le début de l’année 2020, que ce soit des dépenses opérationnelles ou de Capex, et nous continuerons autant que besoin.