21.11.22

Baromètre des PME et ETI 2022 de l’Entreprise DU FUTUR powered by implid !

Nous interrogeons chaque quadrimestre + de 1000 Présidents et Directeurs Généraux de PME & ETI, en partenariat avec l'Entreprise DU FUTUR, pour dégager les grandes tendances de leurs actions et orientations stratégiques autour de 5 enjeux clés de l’acronyme H.E.R.O.S.

O comme Orchestrateur

  • 81% des PME et ETI ont mis en place des actions de lutte contre l’inflation depuis l’année 2022.
  • 71% des PME et ETI ont augmenté leur prix de vente face à l’inflation, alors que seulement 31% ont réduit leurs dépenses.
  • Les 3 stratégies impactées à moyens/long terme par l’inflation, pour les PME et ETI, sont les Ressources Humaines (60%), le Modèle économique et le positionnement (51%), la croissance et l’international (38%).

*Enquête réalisée par l’Entreprise DU FUTUR et implid en septembre 2022, auprès de 1000 dirigeants de PME & ETI.
Panel de 172 répondants composé de : 56% PME | 29% ETI | 9% de Grands Groupes | 6% TPE.
Typologie secteurs d'activités : Industrie : 49% | Services 19% | Conseil : 13% | Retail : 12% | Numérique : 7%

Découvrez le point de vue de Jérôme Teste, Dirigeant des marques EIC, JULEO, BONNAIRE et CEI sur l'impact de l'inflation sur ses activités et les actions mises en place pour augmenter le pouvoir d'achat des collaborateurs.

 

Jérôme Teste, Dirigeant d'une entreprise d'installation électrique dans le bâtiment et dans l'industrie, partage avec nous la gestion de l'inflation et l'impact sur son activité. Il partage avec nous comment il a rapidement été sensible à l'évolution du pouvoir d'achat de ses salariés et a mis en place différentes primes de compensation pour accompagner ses collaborateurs.

Qui êtes-vous ? 

Je m'appelle Jérôme Teste, j'ai 49 ans, j'ai une entreprise d'installation électrique à la fois dans le bâtiment et dans l'industrie.

J'interviens sous quatre marques différentes : EIC, JULEO, CEI et BONNAIRE, dans la région stéphanoise avec une implantation à Veauche et une à Saint-Étienne.

Actuellement nous sommes 60-65 salariés avec un peu de sous-traitance et d'intérim qui ajoutent environ 20 personnes de plus. Nous sommes donc à peu près 90 actuellement.

Quels ont été les impacts de l'inflation sur votre activité ?

L'impact de l'inflation est évidemment énorme.

Il est beaucoup associé à l'impact dû à la rupture des chaînes d'approvisionnement. C'est-à-dire que nous passons beaucoup de notre temps aujourd'hui à chercher des solutions pour résoudre les problèmes de rupture d'approvisionnement. L'inflation vient en parallèle et presque derrière, donc nous prenons au prix qu'on nous propose. 

Par rapport aux clients, j'ai beaucoup de sujets ou de projets qui sont relativement courts. Ce qui veut dire que les prix qui me sont appliqués, assez rapidement, je peux les ramener à mon client et faire jouer l'inflation directement. Donc je dirais que, par rapport à ça je suis assez peu exposé.

Mais néanmoins, notamment dans le bâtiment où nous avons des chantiers longs, automatiquement, quand vous signez à un instant T un marché et que vous finissez de le réaliser 18 mois plus tard, vous en prenez une partie pour vous.
La grosse difficulté pour moi actuellement, c'est de faire un prix. Sur des chantiers ou des projets court terme, faire un prix, c'est facile, c'est mathématique. Mais sur des choses un peu plus éloignées avec une part de main d’œuvre, qui est importante dans mon métier, le prix d'achat est noyé dans l'ensemble des prix proposés. Là, c'est plus compliqué.

Quelles actions ont été mises en place pour améliorer le pouvoir d'achat des collaborateurs ?

Les grosses difficultés dans les entreprises se situent au niveau du personnel.

On doit être très proche de ce qui se passe et j'ai été tout de suite hypersensible à l'évolution du pouvoir d'achat des salariés. L'enjeu était là, nous ne devions pas perdre au milieu du gué une partie de notre personnel. Nous voulions que le personnel se concentre plus sur leur travail, sur leur activité et moins sur leurs problèmes personnels qui les impactaient directement.

J'ai essayé d'agir assez tôt, dès le mois de mars / avril, où j’ai mis en place des primes de compensations pour les gens qui venaient au travail avec leurs propres véhicules. J'ai compensé le surplus du gazoil. J'ai fait de ces petites règles-là, qui en réalité, une fois tout mis bout à bout, ne sont pas grand-chose parce qu'on parle de 15, 20, 30 € par mois pour les personnes concernées.

Mais en tout cas, ce qui était très important, c'était l'effet psychologique. Ils se sont sentis accompagnés par leur employeur.

Au mois de juin, j’ai également fait une augmentation de 30€ net par personne, quel que soit le type de salaire, le statut ou autre. J'ai basé ces augmentations par rapport aux gens les moins bien payés. Globalement, en annonçant cela au personnel, un peu dans l'anticipation au mois de juin, cela a été plutôt bien accueilli. Après, nous ne sommes pas devin et puis nous ne savons pas ce qui va arriver. Mais en tout cas, cela a aidé.